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Elio Pecora, Phil Deken et Maria Luisa Caldognetto étaient à l’affiche de la réunion du 18 octobre, à la banque du Luxembourg pour la « settimana della lingua italiana », présidée par son excellence, madame Rossella Franchini Sherifis, Ambassadeur d’Italie au Luxembourg. Le thème de la semaine était :  l’Italiano e la rete, le reti per l’italiano. Son excellence l’ambassadrice a réaffirmé l’importance d’enseigner et de connaître la langue pour développer des réseaux et présenter la culture italienne au-delà de ses frontières naturelles.

Claudio Cicotti, qui enseigne la littérature italienne à l’université du Luxembourg, a ensuite parlé des réseaux internet, du rôle de l’intellectuel et de la réussite de l’immigration italienne qui est un modèle d’intégration.

Maria Luisa Caldognetto a présenté Elio Pecora, poète italien et Phil Denken, photographe luxembourgeois, qu’elle a fait rencontrer pour publier « L’attente téméraire », recueil de poèmes d’Elio Pecora qu’elle a traduit en français. Anise Koltz, poétesse luxembourgeoise, souffrante, avait été remplacée au pied levé par Serge Basso de March, poète et directeur de la Kulturfabrik à Esch-sur-Alzette.

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Pour Elio Pecora, la poésie est naturellement communication. La poésie est immédiatement abordable et compréhensible de toutes et de tous. La poésie, c’est l’extrême concentration des mots, c’est aussi un réseau qui enrichit et ouvre des portes, y compris dans le domaine scientifique, mais aussi dans tous les autres domaines de la vie. Et ces réseaux sont les témoins d’une naissance ou plutôt d’une renaissance, toujours présente dans les poèmes d’Elio Pecora.

Phil Deken, photographe, se définit comme « lanceur de mots et attrapeur d’images ». Ses photos, en noir et blanc, sont placées sur la page de droite alors que les poèmes sont sur la page de gauche. Ce n’est pas une illustration mais un dialogue qui s’instaure entre ces deux pages. En noir et blanc, avec un cadrage très travaillé, elles montrent, comme le fait la poésie, ce que nous avons sous les yeux et qui est évident, mais que seuls les poètes et les artistes nous font découvrir.

Serge Basso enfin, a souligné que la poésie interroge la philosophie. Et pour Marie Luisa Caldognetto, qui a fait une magnifique traduction des poèmes d’Elio Pecora, c’est la traduction qui est un réseau entre deux univers.

Philippe Poivret

L’attente téméraire/ L’attesa temeraria

Elio Pecora-Phil Deken

Bilingue it/fr

Traduction française par Maria Luisa Caldognetto

Ed Convivium, Luxembourg 2018

72 pages

 

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